Ketamine et douleur post-opératoire dans les chirurgies abdominales

Date et heure:

26/01/2012
10:00 - 11:00


Lieu:

RAFT-Madagascar


Description:
Enseignant : Dr. Aurélia RAKOTONDRAINIBE (Madagascar)

Résumé:
La kétamine à faibles doses, tient sa place dans l’analgésie après chirurgie abdominale laquelle engendre une douleur postopératoire (DPO) importante. L’objectif de cette étude est de comparer trois modes d’administration de la kétamine, en péri-opératoire, afin d’en évaluer la qualité de l’analgésie postopératoire.
Durant 17 mois, 60 patients, divisés en quatre (04) groupes ont été suivis dans une étude prospective, randomisée. Tous les patients ont bénéficié d’une chirurgie sus-mésocolique sous laparotomie médiane sus et sous ou sous-ombilicale ou sous laparotomie sous costale, sous anesthésie générale. A part le groupe contrôle (groupe 0), les trois autres groupes ont reçu de la kétamine avec des modalités différentes. Le premier groupe (groupe I) a reçu de la kétamine à la dose de 0,15mg/kg après l’induction anesthésique. Le deuxième groupe (groupe P) a reçu en sus une perfusion per opératoire de kétamine, à un débit de 2µg/kg/min. Le troisième groupe (groupe PP) a eu en plus, une perfusion continue postopératoire de kétamine, jusqu’à une dose totale de 50 mg à 2µg/kg/min.
La DPO était significativement moins importante par rapport au groupe contrôle, chez les patients ayant reçu de la kétamine (p=0,023), surtout lors des premières 24h (p=0,003), mais sans différence significative selon le mode d’administration. De même, une meilleure analgésie est retrouvée lors de la position assise (p=0,007) et lors de l’effort de toux (p<0,001) avec une meilleure efficacité pour les groupes ayant reçu une perfusion continue per opératoire de kétamine. Une épargne morphinique, lors des premières 24h postopératoires (p=0,039), a également été constatée chez les patients ayant reçu de la kétamine.
La kétamine à faibles doses procure une meilleure analgésie, dans les chirurgies abdominales sus-mésocoliques, en particulier lors des premières 24h où la douleur postopératoire est la plus intense et lors d’effort de toux. Par son utilisation, la réhabilitation postopératoire pourrait alors être plus rapide.
Conclusion : D’administration variable, avec une meilleure efficacité lorsqu’une perfusion continue est ajoutée au bolus après induction, la kétamine devrait avoir une place privilégiée dans l’analgésie postopératoire en chirurgie abdominale.
Mots clés : Administration péri-opératoire, Analgésie postopératoire, Chirurgie abdominale sus mésocolique, Kétamine.


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