KOLDA (SENEGAL) : LANCEMENT D’UN PROJET VISANT L’ACCÈS AUX SERVICES DE SANTÉ MATERNELLE

Le projet d’amélioration de la santé maternelle néonatale et infantile ’’Cellal et Kissal’’ en langue pular, vise à renforcer l’accès à une offre de services en santé maternelle, a soutenu jeudi, le coordonnateur national de l’ONG AMREF, Dr Bara Ndiaye.

’’Ce projet vise à renforcer l’accès à une offre de services de qualité en santé maternelle, néonatale et infantile à travers le développement et la mise en place d’un dispositif relevant des technologies de l’information et de la communication (TIC) à savoir le m-Heath, la télémédecine, le e-Learning et la valise de télémédecine’’, a-t-il expliqué.

M. Ndiaye s’exprimait lors du lancement dudit projet en présence des acteurs de la santé, partenaires et autorités locales.

Selon lui, ce projet, via un système intégré de santé, a également pour objectif de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle néonatale et infantile dans la région.

Financé par l’Agence française de développement (AFD), ce projet couvrant la période 2015 à 2018, est mise en œuvre par Amref Heath Africa et Handicap International.

Il interviendra à Kolda pour résoudre des difficultés liées à l’accès aux soins en lien avec le genre et le handicap

L’objectif est de lever des freins liés à ces facteurs de discrimination en matière de santé.

 

Source: aps.sn (MG/AMN/OID)

IMAGERIE MEDICALE : Le Sénégal ne compte que 50 radiologues

Au Sénégal, beaucoup de régions ne disposent pas de radiologues car le pays n’en compte que 50. Mais le problème dépasse même nos frontières. Le manque de radiologues dans les pays africains a été au cœur des débats hier, au cours des 12èmes journées de la radiologie d’Afrique Noire ouvertes à Dakar.

Le manque de ressources humaines constitue un problème majeur du secteur de la Santé. Car dans beaucoup de spécialités, la rareté de techniciens chevronnés est criarde. C’est le cas dans le domaine de la radiologie, où il n’y a que 50 radiologues au Sénégal. L’annonce a été faite hier par le président de la Société africaine de radiologie d’expression française, le Professeur El Hadji Niang. Ce dernier s’exprimait au cours du Congrès International de Radiologie d'Afrique Noire Francophone. Une rencontre qui regroupe 28 nationalités de pays africains et de pays européens francophones.

Selon le Professeur Niang, le thème choisi : ‘’Impact des technologies innovantes dans l'émergence de l'Imagerie médicale en Afrique’’ permet de réduire l'inégalité entre les régions car, depuis quelque temps, il n'y avait pas de scanner dans beaucoup de localités comme Kolda et Matam. ‘’Aujourd'hui, il y a des scanners partout. Mais il y a un problème qui surgit : c'est où trouver les radiologues pour interpréter les scanners. Au Sénégal, il n'y a pas plus de 50 radiologues et un ne suffit pas pour un hôpital. En dehors de Dakar, il n'y a que Thiès qui bénéficie d'un radiologue permanent. Dans les autres villes, il n'y en a pas’’, révèle le Professeur.

Toutefois, a-t-il soutenu, en radiologie, avec le plan de formation en imagerie médicale, ils peuvent placer des étudiants en fin de cursus pour pallier le déficit. ‘’Le ministre de la Santé, sous l'impulsion du président de la République, nous a doté d'un outil magique ; il s'agit du système de téléradiologie qui nous permet d'interpréter les examens radiographiques et scanographiques à distance à telle enseigne qu'on est aujourd'hui leader en Afrique. En dehors de l'Afrique du Sud, nous sommes le seul pays capable de faire de la téléradiologie médicale’’, a révélé Pr Niang. Ce qui reste à faire, d’après lui, c'est le relèvement du plateau technique et la numérisation de tous les services de radiologie du Sénégal pour un coût global de 5 milliards de F CFA. ‘’Le financement a été acquis grâce au président de la République. L'appel d'offres a été lancé et le marché a été attribué. Nous allons remettre symboliquement les appareils à certains directeurs et dans quelques jours, on va entrer de plain-pied dans le maillage du territoire par la radiologie numérique’’, a-t-il promis.

Un encadrement juridique

Le professeur Niang a aussi soulevé la cherté des prix appliqués pour les examens de radios, surtout pour les personnes qui n'ont pas de couverture sociale, d’assurance ou qui ne travaillent pas. L’autre problème évoqué par le radiologue a trait à l’absence d’un cadre juridique dans le domaine de la téléradiologie. ‘’Certaines personnes mal intentionnées peuvent entrer dans les systèmes et capter des données qui appartiennent à des patients et cela peut être extrêmement grave. Il faut tout sécuriser et il faut le consentement du malade’’, renseigne-t-il. Le spécialiste en radiologie préconise qu’un cadre juridique soit défini afin de ‘’protéger, à la fois, le patient, la structure hospitalière et le médecin radiologue’’.

Pour le président du Groupe de radiologistes enseignants d’expression Française (Gref), le Professeur Kastler, ‘’ce n’est pas avec la téléradiologie qu’on va régler le déficit de professionnels dans ce domaine. ‘’Il faut former beaucoup de radiologues pour manipuler la télémédecine’’, conseille-t-il.

VIVIANE DIATTA (enqueteplus.com)

VERS LA MISE EN PLACE D’UN PROJET DE TÉLÉ-ENSEIGNEMENT ET DE TÉLÉ-MÉDECINE

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Saly-Portudal (Mbour), 19 déc (APS) – Un projet de télé-enseignement et de télé-médecine sera mis en place dans les prochains jours, a annoncé le ministre Sénégalais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane


’’Ce projet sera mis en œuvre en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale’’, a précisé le ministre lors de l’ouverture jeudi à Saly-Portudal (Mbour, Ouest), d’un atelier sur ce projet consacré à la santé et l’enseignement à distance.


Mary Teuw Niane a souligné que le projet de télé-enseignement et de télé-médecine va constituer ‘’une véritable mutualisation des ressources’’ entre les différents partenaires.


Il a fait savoir que son département veut à travers ce projet, faire profiter aux structures sanitaires situées dans les zones d’implantation des Espaces numériques ouverts (ENO),de leurs plateaux techniques, pour offrir aux populations des soins de qualité accessibles et à moindre coût.


’’La mise à disposition gracieuse de la connectivité haut débit à nos collègues de la santé constitue une opportunité pour le développement de la télémédecine’’, a-t-il dit, en révélant que son département est en train de construire 9 ENO à travers le pays.


L’objectif, a précisé Mary Teuw Niane est de développer une plateforme de prise en charge et de suivi des soins pour maintenir un lien permanent entre le personnel soignant dans les zones périphériques démunies et une communauté virtuelle de télé-experts en santé.

Le président de l’association française Kassoumaï, Jeannot Allouche, a de son côté souligné que le paysage numérique du Sénégal, avec une infrastructure de communication de haut débit, se prête parfaitement au projet de la télémédecine.


’’Pour qu’un projet soit pérenne et généralisable, il est indispensable qu’il soit inscrit en synergie et en complémentarité avec les autorités en charge de l’éducation et de la santé’’, a estimé, M. Allouche en service à l’université de Strasbourg et à l’Institut pour le développement de la télémédecine (ITTAK, en anglais).


ADE/ASB