Lancement du projet de télédermatologie « TeleDerM »

Au Mali, des enquêtes de prévalence ont montré qu’en milieu rural, 30% des enfants présentent une ou plusieurs affections dermatologiques. Selon les données du système d’information sanitaire, les pathologies dermatologiques représentent le quatrième motif de visite dans les centres de santé de premier recours après les fièvres présumés palustres, les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aiguës. Cependant, ces faits contrastent avec la faible couverture dermatologique du pays ; en 2010, on comptait moins d’un dermatologue par million d’habitants et la plupart de ces spécialistes résidaient dans la capitale. Continue reading "Lancement du projet de télédermatologie « TeleDerM »"

IeDA: un outil innovateur d’aide au diagnostic

« Réduire de façon durable la morbidité et la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, grâce à  l'utilisation du Registre Electronique de Consultation (REC) pour l’approche PCIME », tel a été le thème d’un atelier de formation des formateurs financé et organisé pendant deux jours (17 et 18 juillet)  Fondation Terre des hommes à Bamako, Mali. Continue reading "IeDA: un outil innovateur d’aide au diagnostic"

Evaluation de la télécardiologie (Télé-ECG) au Cameroun (vidéo)

Dans le cadre de ses activités de développement de la télémédecine en Afrique, Le RAFT par l'entremise de sa représentation camerounaise a mis en oeuvre un projet d’implémentation et d’évaluation de la télécardiologie (télé-ECG) à l’Hôpital de District de Mbouda au Cameroun.
L'’objectif général de ce projet est de démontrer la faisabilité de la télécardiologie eu Cameroun et d’évaluer son efficacité et son efficience dans la prise en charge des risques et des maladies cardiovasculaires en soins de santé primaire au Cameroun.
Ce projet qui est déployé depuis 2015 (2 ans) augure des résultats prometteurs pour l'amélioration des processus cliniques des professionnels de la santé situés en périphérie ainsi que pour les outcomes cliniques et la satisfaction des patients.

Le documentaire (vidéo) ci-contre illustre quelques enjeux du projet dans le contexte camerounais.

Le métier de Médecin Informaticien: explications du Dr Georges Bediang (vidéo)

Dr Georges Bediang, Médecin Informaticien est l’un des rares que compte le Cameroun en ce moment.

Interviewé par la chaîne de télévision camerounaise Canal2 International, le Dr Bediang nous explique en quoi consiste ce métier et comment ce dernier peut aider à révolutionner la médecine dans un pays en développement comme le Cameroun afin d'améliorer le système de santé et la santé des populations.
Découvrez son interview dans la vidéo ci-contre.

KOLDA (SENEGAL) : LANCEMENT D’UN PROJET VISANT L’ACCÈS AUX SERVICES DE SANTÉ MATERNELLE

Le projet d’amélioration de la santé maternelle néonatale et infantile ’’Cellal et Kissal’’ en langue pular, vise à renforcer l’accès à une offre de services en santé maternelle, a soutenu jeudi, le coordonnateur national de l’ONG AMREF, Dr Bara Ndiaye.

’’Ce projet vise à renforcer l’accès à une offre de services de qualité en santé maternelle, néonatale et infantile à travers le développement et la mise en place d’un dispositif relevant des technologies de l’information et de la communication (TIC) à savoir le m-Heath, la télémédecine, le e-Learning et la valise de télémédecine’’, a-t-il expliqué.

M. Ndiaye s’exprimait lors du lancement dudit projet en présence des acteurs de la santé, partenaires et autorités locales.

Selon lui, ce projet, via un système intégré de santé, a également pour objectif de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle néonatale et infantile dans la région.

Financé par l’Agence française de développement (AFD), ce projet couvrant la période 2015 à 2018, est mise en œuvre par Amref Heath Africa et Handicap International.

Il interviendra à Kolda pour résoudre des difficultés liées à l’accès aux soins en lien avec le genre et le handicap

L’objectif est de lever des freins liés à ces facteurs de discrimination en matière de santé.

 

Source: aps.sn (MG/AMN/OID)

Michel Cymes : « L’e-santé a 25 000 avantages »

 

Un parcours de soin plus performant, plus rapide, plus accessible et moins coûteux. Le médecin préféré des Français croit dur comme fer aux bénéfices qu’apportera l’e-santé, secteur en pleine croissance. Michel Cymes lui-même l’utilise dans sa pratique quotidienne. Et il vient d’investir dans une entreprise spécialisée dans ce domaine. Entretien.

L’e-santé suscite de nombreuses interrogations, voire des inquiétudes. Faut-il en avoir peur ?

Non, il ne faut pas en avoir peur. Il faut savoir la manier, être vigilant autant du côté des autorités de santé que du côté des patients. L’e-santé, c’est la porte ouverte à l’information. Cela nécessite, c’est vrai, une éducation des patients pour qu’ils puissent avoir un jugement précis, objectif et critique vis-à-vis des informations qu’on leur propose. Le danger peut se situer là. Mais je suis confiant.

Vous qui pratiquez encore : en quoi vous aide notamment internet ?

(Sourire.) Il existe 25 000 avantages ! La dématérialisation représente évidemment un gain de temps certain. C’est déjà un précieux avantage tant pour le médecin que pour le patient. Sinon, au quotidien, en tout cas dans mon exercice de la médecine, cela facilite la relation avec le patient : avoir en face de soi quelqu’un d’informé – à condition qu’il ne soit pas déformé – facilite le dialogue et la compréhension des choses. Et ce, dès les observations durant l’examen puis dans les traitements proposés. Nous ne vivons plus au XIXe siècle : le médecin n’impose plus les choses aux patients sans que celui-ci ne pose la moindre question. Je vais également pouvoir parler prévention à ce patient bien informé. S’il dispose d’objets connectés, d’emblée cela signifie qu’il se sent concerné, qu’il fera le nécessaire pour ne pas tomber malade ou faire attention à sa santé. Le message passe mieux.

L’e-santé peut permettre d’être en contact avec un médecin à distance et de procéder à des examens via un smartphone. (Photo : Sébastien Bozon/AFP)

Le revers de la médaille, n’est-il pas d’avoir des patients qui risquent de dresser eux-mêmes leur propre diagnostic en venant vous voir ?

Si, bien sûr, j’en ai sans arrêt, des patients qui posent un diagnostic sur leurs symptômes et vont jusqu’à me dire directement quels médicaments il faut leur prescrire… Dans ces cas-là, je leur dis de prendre mon fauteuil et de se servir eux-mêmes du bloc d’ordonnances ! (Sourire.) Mais généralement, ça ne pose pas de problème.

La transformation des métiers que l’e-santé induit remplacera-t-elle le médecin ?

Non absolument pas. L’e-santé ne va pas remplacer le médecin mais va considérablement l’aider. Elle offre un service supplémentaire là où il n’intervient pas et l’accompagne davantage là où il intervient. La technique reste au service du médecin, qui interprète, analyse et pose un diagnostic. Je ne crois pas qu’une machine puisse faire ça… L’e-santé va révolutionner les métiers de la santé avec notamment l’apparition des objets connectés, qui ne serviront pas uniquement à savoir si on a réalisé 6 000 pas par jour. Les diabétiques s’en servent déjà pour rester autonomes et gérer leur maladie. Je suis convaincu que l’e-santé continuera à placer les médecins au cœur du dispositif de soin, tout en valorisant davantage le service qu’ils rendent. Moi, je m’en sers comme d’un allié.

(Photo : Fotolia)

Concrètement, en quoi la e-santé représente un atout pour le patient ?

On estime que deux Français sur trois renoncent aux soins à cause du temps d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste : l’e-santé peut résoudre ce problème de délais. Son développement doit rendre le parcours de soin plus performant, plus rapide, plus accessible et centré sur la relation médecin-patient au lieu de lui nuire ou de la supprimer. « Digitaliser » la première approche du parcours de soin, faire appel à un médecin via une plateforme, lui poser directement une question et personnaliser le suivi grâce à la collecte sécurisée de données : c’est dans ce schéma que l’e-santé s’inscrit.

Un autre exemple : je prescris un traitement antibiotique à un patient à prendre durant dix jours. Nous sommes connectés à distance, et on constate que la fièvre est retombée, que les symptômes disparaissent et qu’il est guéri plus tôt. Eh bien, je peux lui demander de cesser le traitement prescrit logiquement pour dix jours. Donc moins d’effets secondaires et des économies. Des dispositifs de téléconseil ou de téléconsultations devraient permettre de mieux valoriser la mission aujourd’hui réalisée par les médecins – de prévention, de conseil en dehors des consultations, de suivi régulier.

L’informatique et internet sont déjà entrés dans la pratique quotidienne de la plupart des médecins. (Photo : Fotolia)

Est-ce une solution pour répondre au problème des déserts médicaux ?

Le numérique peut permettre d’amener les médecins dans des zones géographiques où ils ne sont pas. Mais attention, ce ne sera pas non plus miraculeux dans la mesure où, pour le moment, les régions touchées par cette problématique ne sont pas forcément celles dans lesquelles les gens maîtrisent le mieux internet, sont les plus connectés. Il y a d’abord la connexion à établir. Ensuite, en effet, même si les gens sont loin d’un cabinet médical, cela peut permettre un lien, puis d’adapter les rendez-vous et déclencher éventuellement des soins.

Et quid de la sécurisation des données ?

Je suis également confiant. Lorsque j’ai décidé de m’investir dans la création de l’application de santé Betterise, une plateforme qui distille des conseils personnalisés aux utilisateurs [lire par ailleurs, NdlR], c’est la première question que j’ai posée avant de m’associer à ce projet. Je suis obsédé par la protection du secret médical. C’est le fondement de toute relation avec le patient, c’est la base de la médecine. Si j’avais eu le moindre doute, je ne me serais pas investi. Là, la confidentialité est assurée. J’ai une confiance absolue dans notre plateforme. Après, il y a évidemment un danger potentiel, l’éventualité d’être victimes de hackers. Mais souvenez-vous : au début les gens hésitaient à procéder à des achats sur internet avec une carte bancaire. Aujourd’hui, est-ce qu’on se pose la question ? Maintenant, il faut des lois, des règles. Mais en France, la médecine est encore suffisamment à cheval sur le respect du secret médical pour que les choses se passent bien.

Source: Bruno ALVAREZ (Journaliste  à l'édition du soir)

Pour le bonheur des populations de Danamadji (Tchad)

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Toujours rapprocher les professionnels de santé des populations locales, en vue de l'améliorationdes conditions de vie, tel est le slogan du RAFT adopté par la Communauté des Amis de l'Informatique pour le Développement au Tchad. Pour ce faire,le district sanitaire de Danamadji vient de commencer ses premières activités de télémédecine. Ceci à travers le logiciel de télédiagnostic Bogou.
Deux Médecins du centre ont suivi ainsi une initiation à Bogou, leur pemettant de requérir les seconds avis de leurs confrères face à des problèmes diagnostiques et/ou thérapeutiques.
Cela revêt une importance capitale quand l'on sait la rareté des spécialistes dans les zones reculées.
Danamadji est un Hôpital de District situé à 55 Km de la ville de Sarh et à 819 Km de N'Djaména. Il y a 3 Médecins, 7 IDE, 2 SFDE, 2 Techniciens Supérieurs de Labo.
L’objectif de ce projet est de contribuer à réduire la mortalité et la morbidité dans les régions d’intervention de la DDC grâce à des services essentiels de qualité accessibles au plus grand nombre.

L’ouverture des sites de Yao et de Danamadji a été rendu possible grâce au financement de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse (DDC) et l’appui institutionnel du Ministère de la santé publique dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’Appui aux Districts Sanitaires du Tchad, Yao et Danamadji » confiée au consortium SwissTPH-CSSI (Institut Tropical et de santé publique suisse – Centre de support en santé Internationale).

 

Et un de plus pour le Tchad: inauguration du 8ème site de télémédecine

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En vue de rapprocher encore plus les communautés des professionnels de santé, pour une prise en charge efficiente et de qualité, le RAFT/Tchad vient d’inaugurer un site de télémédecine, à Yao. Avec ce centre, ce sont des activités de téléexpertise médicale et de formation médicale continue qui feront le bonheur des bénéficiaires.

Chef-lieu du département du Fitri, le site de Yao (320 km de N'Djaména) est un Hôpital de District situé dans la Délégation Sanitaire Régionale du Batha.

L’ouverture du site de Yao a été rendu possible grâce au financement de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse (DDC) et l’appui institutionnel du Ministère de la santé publique dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’Appui aux Districts Sanitaires du Tchad, Yao et Danamadji » confiée au consortium SwissTPH-CSSI (Institut Tropical et de santé publique suisse – Centre de support en santé Internationale).

L’objectif de ce projet est de contribuer à réduire la mortalité et la morbidité dans les régions d’intervention de la DDC grâce à des services essentiels de qualité accessibles au plus grand nombre.

Le premier cas de téléexpertise a été posté et répondu avec succès par l’équipe malienne.

Le site de Yao est le 8ème site dont 6 avec des antennes VSAT. Puisse l'aventure continuer ...

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Utilisation de la version web de Bogou

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Dr SACKO initiant un médecin du CSRef de Kadiolo (Crédit CERTES)

Le projet pilote de télé dermatologie mise en place par la faculté de médecine et d’odonto stomatologie de Bamako, financé par la Fondation Pierre FABRE et appuyé techniquement par le CERTES, a pour but ultime d’améliorer la prise en charge des maladies de peau dans les centres de santé périphérique du Mali.

Depuis le 09 Août 2016, une mission de suivi et évaluation technique des sites du projet est en cours. Cette mission, menée par une équipe composée d’un dermatologue (CNAM) et deux spécialistes en informatique médicale (CERTES) a pour tâche renforcer les capacités des points focaux sur la prise en charge des pathologies dermatologiques et surtout sur l’utilisation de la plateforme de télé-expertise "Bogou" dont la version web vient d’être mise à disposition.

Cette nouvelle version offre l’accès à la plateforme sur les tablettes et smartphones, choix sollicité par les utilisateurs depuis un certain temps.

Ainsi, la disponibilité de la version web de "Bogou" a été appréciée par l’ensemble des utilisateurs.

Rappelons que le projet compte déjà plus de 140 cas envoyés sur la plateforme pour expertise à deux mois de la fin du projet. Un chiffre qui dépasse largement les objectifs visés (100 cas).

La mission a permis de recueillir les avis des utilisateurs de la plateforme et de certains patients. Il est globalement ressorti que ces deux groupes sont satisfaits de cette nouvelle approche qui vient non seulement de renforcer les capacités des praticiens dans le domaine de la dermatologie, mais aussi, de réduire les évacuations/références des patients souffrant de pathologies en dermatologie vers la capitale.

Source: Dr SACKO A et TRAORE T (Spécialiste en Informatique Médicale, équipe CERTES)

Télééchographie au Centre de Santé de Boula: un espoir pour la population locale

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Le Pr TOURE dispensant le cours (© CERTES/Tid)

Améliorer l’état de santé des communautés par des soins adéquates et faciliter l’accès des usagers aux examens échographiques, tel était le thème d’un atelier organisé par le Centre d’Expertise et de Recherche en Télémédecine et E – Santé (CERTES), avec l’appui financier de l’ONG « NON NOBIS Guinée » pour le Centre de Santé de Boula, localité à 135 km de Kankan. Continue reading "Télééchographie au Centre de Santé de Boula: un espoir pour la population locale"