Visite de terrain d’un site RAFT: CSRef de Dioïla

Crédis photo: trawore/RAFT
Crédits photo: trawore/RAFT

Comment se passe, en pratique, une activité clinique de télémédecine ? L’activité permet elle vraiment la prise en charge efficiente du patient ? C’est pour répondre à ces questions  que  l'équipe  du Centre d’Expertise et de Recherche en Télémédecine et E-Santé (CERTES)  s’est rendue au Centre de Santé de Référence de Dioïla le Mercredi 21 janvier, en compagnie du Dr René MBOYA, médecin congolais en stage d'informatique médicale au Mali. L’objectif général de la mission était une visite de terrain dans le cadre de la formation de ce dernier.

Sur place, le chargé des activités de télémédecine, Dr Kalba PELIABA, a fait deux consultations et envoyé ces cas pour interprétation. Dr MBOYA a discuté avec lui des aspects administratifs, organisationnels et médicaux. Les deux médecins ont échangé sur la motivation personnelle de l’opérateur, les obstacles à surmonter et le consentement éclairé du patient.

L’aspect technique a été expliqué par Dr Tidiane TRAORE, coordinateur technique RAFT : comment installer et paramétrer l’échographe portable "Voyager", envoyer les images/vidéos pour interprétation. Le concept de Bogou (logiciel de télédiagnostic) a été démontré, permettant de mieux conseiller le médecin demandeur pour des diagnostics fiables. L’apprenant a été surtout impressionné par l’aspect sécurité ; un compte lui a été crée pour mieux tester le système.

Auparavant, avec l’expertise de Dr NIANG (Coordinateur médical RAFT), Dr René MBOYA s’est approprié Dudal, notre logiciel de téléenseignement. C’est tout heureux qu'il prononça ces paroles : « maintenant je peux recevoir et diffuser un cours via la plate forme Dudal ».

De l’autre côté, le samedi 24 janvier 2014. Dr PELIABA a été initié à l’exportation des données du patient sur supports externes et l’impression des images échographiques. Il en a profité pour apprendre comment faire la maintenance d'un ordinateur.

Situé au centre du Mali-Sud, le district sanitaire de Dioïla en zone 3 de pauvreté au Mali (zone la plus pauvre) compte 22 aires de santé sur une superficie d’environ 7.256 km2 et avec une population estimée à 269.529 habitants (2012). La distance Dioïla – Bamako (la capitale) est de 169 km et coûte 2.000 F CFA en transport commun. Cette distance est parcourue en 120 mn.

La m-santé tiendra-t-elle ses promesses en Afrique ?

Telle est la question posée par le journaliste Fanny REY, de Jeune Afrique, hier. Certes, l’Afrique concentre le plus de projets de m-santé au monde, mais selon l’article, il existe un défaut de modèle économique qui se heurte au problème de financement. Des projets par ci, d’autres par là sans concertation, chacun faisant son bonhomme de chemin. Il urge de nos jours de constituer des équipes, des réseaux d’échanges à l’image de notre communauté UNFM-RAFT. Quand le personnel existe, c’est la technicité qui fait défaut et si les deux existent, le mouvement est buté à un problème organisationnel humain. Les différents projets pilotes doivent s’appuyer sur des décisions politiques des états pour mieux émerger. Ce point de vue est conforté par la vice présidente de l’Université Numérique Francophone Mondiale (UNFM), Line KLEINEBREIL, qui fait comprendre que "L'idée est d'inciter les États à recourir aux technologies mobiles pour récolter des données sur l'état sanitaire de la population".

L’expérience du programme de formation continue e-diabète est largement commentée. En collaboration avec le RAFT, elle se résume en ces ligne : "En cinq ans, le partenariat UNFM-RAFT a acquis une vraie notoriété. Chaque mois, 1 500 à 2 000 professionnels y assistent et obtiennent une attestation. Et ils sont de plus en plus nombreux à se reconnecter après la session collective. "

Pour plus d’informations, lire l’article accessible http://economie.jeuneafrique.com/23791-la-m-sante-tiendra-t-elle-ses-promesses-en-afrique-.html

RAFT-Cameroun : Télé-ophtalmologie à Ngoumou

L’année 2015 augure de nouvelles opportunités pour les populations de Ngoumou et de ses environs. Après le don d’un échographe en 2013 par le RAFT (Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine) et la mise en place d’un projet de télé-échographie, puis de l’étude de faisabilité de la télé-ophtalmologie au Cameroun (http://raft.g2hp.net/la-tele-ophtalmologie-a-lepreuve-du-raft/), un ophtalmoscope numérique portable vient d’être offert à l’hôpital de District de la ville pour la télé-ophtalmologie. Le but est de dépister en périphérie le plutôt possible certaines affections oculaires telles que le retentissement de certaines maladies chroniques (hypertension artérielle, diabète). Ainsi, Il n’est plus nécessaire de se rendre à Yaoundé (50 km de distance) pour faire un fond d’œil .Une formation du personnel de cet hôpital (3 médecins et 2 infirmiers) s’est déroulée pendant 2 jours dans le service d’ophtalmologie d’un hôpital de référence de la capitale. Au terme de celle-ci, les participants sont déjà en mesure de réaliser des images rétiniennes de bonne qualité  interprétable par les ophtalmologues. Les premiers cas ont déjà été soumis et interprétés sur la plateforme de télé-expertise du RAFT.
Cet hôpital de district est non seulement le premier centre où une activité de télé-échographie est déployée au Cameroun, mais aussi le premier à abriter les activités de télé-ophtalmologie à travers les pays membres du RAFT.

Par Yanick Kamga.

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